Travailler dans une autre entreprise en période de chômage partiel… c’est possible !

  • Post category:CF3A

Face à la crise sanitaire, de nombreuses entreprises n’ont eu pas d’autres choix que d’avoir recours au chômage partiel pour leurs employés. Une situation délicate qui touche un grand nombre de personnes car, au cours de l’année 2020, plus de 10 millions de Français étaient concernés par le chômage partiel face à la crise du coronavirus, soit pratiquement un salarié sur deux ! Un chiffre fort qui touche l’ensemble du monde professionnel mais également le monde de l’apprentissage. Cependant, il est tout à fait possible de travailler pour une autre entreprise pendant cette période de chômage partiel. Mais comment tout cela fonctionne ? Quelles sont les conditions ? On fait le point !

Avec ce système de chômage partiel, les employés perçoivent 70% de leur salaire brut. C’est pourquoi de nombreux salariés souhaitent travailler pour une autre entreprise afin de pouvoir combler cette différence financière. Et il faut savoir qu’ils sont en droit de le faire !

En effet, le contrat de travail est suspendu en période de chômage partiel. Le salarié, ou l’apprenti, est donc tenu d’informer son employeur de son choix de travailler pour une autre entreprise.

Travailler pour une entreprise en manque de main d’œuvre, à condition que ce ne soit pas un concurrent.

La personne en chômage partiel peut librement aller travailler pour une entreprise en manque de main d’œuvre. Mais attention, ce salarié ne doit pas travailler pour une entreprise concurrente de son employeur, ou pour son propre compte de manière concurrente à son employeur. Il suffit tout simplement d’informer son entreprise, tout en précisant le nom de son nouvel employeur ainsi que la durée prévisionnelle du travail comme le prévoit la loi. En ce qui concerne le salaire, le salarié ou l’apprenti se verra cumuler son indemnité de chômage partiel avec le salaire versé au titre de son emploi temporaire.

Un échange de salariés entre entreprises sous réserve d’un accord.

Autre solution possible, « l’échange » de salariés entre entreprises. Ici, c’est l’employeur qui propose de mettre à disposition ses salariés en faveur d’une autre entreprise ayant une augmentation d’activité à cause des répercussions économiques liées à la pandémie. Cet échange est réalisable uniquement si les salariés en question sont d’accord. Ils conserveront leur contrat de travail habituel et percevront leur salaire en entier.

En conclusion, le salarié ou l’apprenti travaillant pour une autre entreprise en période de chômage partiel aura bien respecté la loi si de son côté il a bien respecté l’ensemble de ces conditions. Une solution pouvant être utile pour un grand nombre de personnes face à la crise sanitaire actuelle. 

Source.